l’origine du projet Terres Communes

dimanche 27 mars 2011

En 2005, la coopérative Cravirola, collectif autogéré installé depuis plus de vingt ans sur une ferme des alpes maritimes (ferme Cravirola), décident de quitter ce lieu pour s’installer dans une ferme de l’Hérault mieux adaptée à l’ampleur de leurs projets.

L’achat de cette propriété au prix élevé impliquait forcément la vente de leur ancienne ferme. Une telle chose était inconcevable pour l’ensemble des membres du collectif. Pas question de réduire à néant leurs longues années d’efforts et d’engagement paysan pour voir leur lieu de vie et de travail transformé en une résidence secondaire de riche monégasque. Ce refus idéologique et leur confrontation personnelle à la situation bloquée du marché foncier agricole lors de leur recherche d’une nouvelle ferme, ont amené le collectif à se lancer un double défi : financer leur nouveau projet sans vendre la ferme Cravirola et mettre cette dernière à disposition d’un nouveau collectif partisan d’une agriculture paysanne.

Pour réussir ce défi, les membres de la coopérative ont imaginé la création d’une propriété durablement collective qui engloberait les deux fermes. Associer un grand nombre de personnes à leur démarche s’avérait alors essentiel. Plus un bien est partagé plus il est difficile de le revendre ensuite. Ils ont donc cherché à intégrer ceux qui, sans mêmes travailler la terre, pensent que produire une alimentation de qualité est essentiel et qu’il est primordial de s’en donner les moyens.

Dès lors, le concept de Terres communes était né répondant à un triple objectif : préserver de façon durable des terres agricoles de la spéculation , en partager la propriété avec un grand nombre de personnes sensibles à ces préoccupations, et les mettre à disposition d’un groupe de personnes souhaitant y vivre et y travailler.

Au début de l’année 2006 un troisième collectif est intégré au projet de Terres Communes. Il s’agit du lieu dit Terres de Brunel situé sur une colline ardèchoise, au hameau du Suc. Les deux propriétaires du site depuis les années 90 éprouvent le même désir que Cravirola : partager la propriété entre tous ceux qui y vivent et y travaillent, y compris ceux arrivés après l’achat du lieu.


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